Aerobiology Research Laboratories

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Au sujet des prévisions d'allergènes

La prévision de pollen est conçue avec, comme considérations premières, l'allergénicité et la victime de l'allergie. Le système est conçu sur la combinaison des plantes présentes dans n'importe quel secteur donné et sur leur effet probable en termes de degré de malaise causé aux personnes souffrant d'allergies.

La prévision est basée sur le temps, les données historiques de tous les sites et le modèle scientifique, pour donner une projection précise de ce que seront les allergènes et la concentration des principaux pollens dans l'air, pour n'importe quel jour donné.

Les groupements généraux des mauvaises herbes, des herbes, et des arbres ont été employés comme un point de départ. Dans les mauvaises herbes, le groupe des herbes à poux a été choisi comme considération première. Ce groupe se compose de quelques espèces qui sont tout à fait semblables. La réaction croisée est élevée, alors une réaction allergique à l'herbe à poux est presque universelle, indépendamment de l'espèce présente. Il y a également un niveau élevé d'allergénicité croisée. Si une personne est allergique à n'importe quel pollen aéroporté en été, elle sera également susceptible d'avoir des allergies à l'herbe à poux. Biologiquement, les espèces sont également semblables et ainsi relativement prévisibles. Si la pollinisation d'une espèce est en activité dans un secteur spécifique, alors toutes les espèces présentes dans le secteur polliniseront probablement en même temps. Le groupe de l'herbe à poux est facilement prévisible et les résultats sont fortement significatifs.

Les herbes constituent un groupe intermédiaire en termes d'allergénicité et de prévisibilité. Le nombre d'espèces dans ce groupe est plus élevé que dans le groupe de l'herbe à poux et les réactions sont plus variées. Il y a moins de réaction croisée qu'avec l'herbe à poux, par conséquent une personne allergique à une espèce d'herbe peut ne pas être allergique à d'autres espèces. Un compte élevé d'herbe sera probablement (mais pas universellement) associé à une réaction allergique. Malgré le fait que différentes espèces fleurissent à des périodes variées dans la saison des herbes, les espèces sont assez semblables biologiquement, ce qui fait que les conditions atmosphériques affectant une espèce affecteront habituellement les autres espèces. Combiné avec les réactions allergéniques croisées relativement élevées, ceci fait des herbes un groupe réaliste à prévoir et à utiliser.

Les arbres sont totalement différents. Dans n'importe quel secteur donné, il y a habituellement au-dessus de 100 espèces d'arbres, dont environ 40 sont des pollinisateurs aéroportés, et ils sont ainsi identifiables par l'analyse microscopique des échantillons d'air. Des espèces présentes, seulement quelques-unes ont des qualités allergéniques identifiables ou soupçonnées. Évidemment, avec une si petite minorité, dans le contexte d'un compte total de pollen d'arbre, la composante d'importance allergénique de ces espèces est extrême. N'importe quel jour donné, sans se soucier que les comptes de pollen d'arbre soient élevés ou bas, s'il y a une quantité significative de pollen provenant d'espèces allergéniques, les personnes sensibles réagiront. Un compte de 500 grains par mètre cube ne causera pas de réaction si le pollen des arbres présents n'est pas des allergène. Réciproquement, un compte de 50 peut causer des réactions répandues si l'espèce principale est fortement allergénique, comme le chêne. Ceci devient encore plus compliqué lors d'une réaction croisée mineure, chez les individus sensibles, même à l'intérieur du petit groupe d'arbres reconnus pour leur allergénicité. Les individus sont fréquemment allergiques à une espèce spécifique de l'érable, mais pas à d'autres arbres allergéniques tel que le peuplier. Dans les espèces d'érable (Acer), il y a six sous-espèces, toutes avec un taux d'allergénicité variable. Cela est essentiellement vrai pour toutes les espèces d'arbres soupçonnés d'être allergéniques. Par conséquent, il est possible que même un compte élevé de l'érable puisse ne pas causer une réaction chez une personne sensible à l'érable, si les sous-espèces de l'érable présentes ne sont pas celles auxquelles elles sont sensibles. Dans le contexte de l'allergénicité, même le compte de pollen d'une espèce n'est pas nécessairement définitif d'une réaction allergénique. Un compte total de pollen, qui inclut plusieurs genres, peut porter à la confusion particulièrement si ce qui est inclus dans ce compte n'est pas clairement défini.

La complexité et l'individualisme des arbres sont également importants biologiquement. Les arbres étudiés réagissent différemment et indépendamment à toutes les conditions de température. La température a un effet moins apparent sur la saison de pollinisation du peuplier que sur celle des espèces de bouleau. Ce type de réaction indépendante est vraie pour toutes les espèces étudiées. Un printemps froid ou humide peut retarder la pollinisation chez une espèce pendant près de plusieurs semaines, mais n'aura pas nécessairement un tel effet sur les autres espèces d'arbre.

Puisque les arbres ont des caractéristiques fortement individuelles, en termes d'allergénicité et de prévisibilité, la prévision basée sur les espèces est la plus appropriée. Elle permet une prévision réaliste et l'utilité réelle de cette information est plus pertinente pour les victimes d'allergie.

Pour acquérir un point de départ réaliste, nous avons choisi les six espèces estimées comme étant les plus allergéniques, et par le fait même très susceptibles de créer une réaction indépendamment de la sous-espèce présente. Les genres choisis sont l'aulne (Alnus), l'érable (Acer), le bouleau (Betula), le peuplier (Populus), le chêne (Quercus) et l'orme (Ulmus).

Ceux-ci ont été également choisis par rapport au nombre de grains de pollen qui seraient recueillis et de la population des arbres choisis selon leur distribution à travers le pays.

Cependant, ce choix élimine plusieurs des types de pollen qui sont fortement ou modérément allergéniques, mais qui ont une répartition limitée. Ceci signifie que même si le rapport de pollen, tel que diffusé, est de l'information utile et valable, il ne couvre malheureusement pas toutes les espèces allergéniques.

Un autre aspect méconnu des aéroallergènes concerne le rôle des mycètes dans les allergies. Il y a des milliers de genres et d'espèces de spores fongiques dans les échantillons d'air. Les différencier et  comprendre leur signification ou leur rôle dans les allergies nécessite beaucoup plus de travail et de recherches. Nous tentons d'identifier toutes les spores fongiques principales que nous reconnaissons comme étant capables de causer des réactions. Le problème est que nous ne pouvons pas identifier les spores au niveau le plus bas (l'espèce) dans les échantillons d'air. Plusieurs des espèces dans un même genre ne causent pas nécessairement de maladie. Il y a beaucoup à apprendre sur l'interprétation des spores et leur signification avant que nous puissions présenter une prévision aussi bien que nous le faisons pour celle du pollen. Ce que nous essayons de faire est d'identifier les spores les plus importantes retrouvées dans un site en particulier, et d'en faire un rapport en y inscrivant le niveau ou la concentration trouvée dans nos échantillons. Nous essayons également d'identifier les spores que nous savons être importantes dans la cause de la maladie.

Les prévisions futures donneront plus d'information sur les spores et plus de détails sur les sites individuels et sur les autres allergènes spécifiques à ceux-ci. L'Internet, avec différents sites de recherche reliés, y compris le nôtre, tentera de fournir plus d'information pertinente sur l'allergénicité.

 

Méthodologie de prévision pour le Canada

Des échantillons sont recueillis quotidiennement sur les échantillonneurs rotatifs à impact aux divers sites à travers le Canada sous les auspices de MétéoMédia/TheWeatherNetwork. Des spécimens sont livrés quotidiennement aux Laboratoires de recherche d'aérobiologie. Ces derniers sont comptés en utilisant un programme d'ordinateur validé à 95% de reproductibilité. Les résultats sont reproduits en présentations graphiques et rapportés comme particules par mètre cube. L'étalonnage de la méthodologie de l'échantillonnage et de l'analyse assure la possibilité de comparaison des données. Un format automatisé de calcul et de présentation tient compte des comparaisons visuelles.

Objectifs des prévisions

C'est un système d'analyse des aéroallergènes qui a pour but de fournir des informations promptes et détaillées aux professionnels dans le domaine et, de concert avec la télédiffusion, des sommaires utiles aux individus qui souffrent d'allergies. Un système conçu pour prévoir et diffuser des prévisions de pollen, aussi bien que l'information sur les spores, où la considération première est la victime d'allergie. Le système est conçu sur la combinaison des plantes présentes dans n'importe quel secteur donné, et les effets probables de ces plantes en terme de degré de malaise qu'elles causent aux personnes aux prises avec des allergies. L'emphase, dans le passé, a été placée sur la prévision du pollen, et maintenant notre concentration inclura également des rapports sur les spores fongiques.

Paramètres utilisés dans la prévision

Production et dispersion du pollen: le paramètre principal est un minimum de cinq ans de comptes quotidiens précis de pollen à l'endroit de l'échantillonnage, ainsi que des paramètres quotidiens pour les facteurs de température, sur une base annuelle. La pollinisation est une réaction aux conditions atmosphériques courantes et antérieures. Dans les régions tempérées, le type d'hiver et de printemps immédiatement avant ainsi que le type de saison de croissance de l'année précédente sont des facteurs particulièrement importants pour la production de pollen. La distribution est influencée par les facteurs de température courante, par conséquent n'importe quelle prévision de pollen est liée à l'exactitude des paramètres de prévisions météorologiques dans le modèle à l'ordinateur. En raison des différences biologiques et de température, chaque endroit doit avoir une analyse de statistique et un modèle séparés pour chaque type de pollen prévu. Par conséquent, des analyses statistiques et des modèles d'ordinateur séparés sont nécessaires pour chaque endroit.

Traiter les prédictions de grands emplacements avec la diversification dans la distribution des arbres.

Un des grands problèmes avec lequel nous sommes constamment confrontés est la prédiction pour certains emplacement qui n'ont qu'un site d'échantillonnage. Nous pouvons citer des emplacements tels que Halifax et Edmonton où la distribution d'orme change beaucoup d'un endroit à l'autre à ces endroits particuliers. Un autre site est Calgary, où nous avouns actuellement deux stations mais n'en rapportons seulement qu'une. Les comptes des érables à chacun des emplacements de Calgary sont très différents avec un emplacement en ayant beaucoup et l'autre qui en a très peu. Quand nous faisons les prédictions et donnons un résultat pour les érables pour seulement un des sites de Calgary, comme c'est le cas maintenant, nous donnons des valeurs pour l'emplacement qui a très peu d'érables. Ceci signifie que cette valeur n'est pas juste pour toute la ville de Calgary. Le même problème se produit pour Halifax et Edmonton avec les comptes d'ormes.

Interprétation

Un exemple d'un calibre générique, tel qu'utilisé lors des diffusions de la température par MétéoMédia/TheWeatherNetwork, serait comme suit:

BALANCE
12345678910
BasModéréHaut

POLLENCOMPTE (m 3)INDEXLÉGENDE
Bouleau20 2 BAS
Érable40 4 MODÉRÉ
Chêne1 1 BAS
Orme15 2 BAS
Peuplier1447 HAUT
Aulne300 10HAUT

La colonne 3 indique le niveau prévu de l'index de pollen pour votre secteur. La légende du côté droit (colonne 4) démontre si ces niveaux sont bas, modérés ou hauts. Il est important de noter que des personnes extrêmement allergiques au pollen peuvent être affectées même à un niveau d'index bas.

La gestion des allergies au pollen et aux spores n'est pas facile, mais elle peut être réduite au minimum en restant à l'intérieur quand les comptes de pollen pour les allergènes sont hauts. Il est beaucoup plus difficile de réduire au minimum les spores  puisqu'elles sont présentes en abondance aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. Les mêmes spores fongiques retrouvées dehors existent aussi à l'intérieur, cependant, il existe également quelques différences. La climatisation, rester à l'intérieur quand les aéroallergènes sont hauts, éviter les tapis, nettoyer à l'aspirateur et la filtration de l'air sont des moyens qui peuvent tous aider à limiter la quantité d'allergènes à laquelle on est exposé. L'immunothérapie a également démontré des avantages pour les patients présentant des allergies inhalantes.

Nous avons observé que les saisons de pollinisation peuvent changer rigoureusement d'année en année, encore plus avec les arbres. Les prévisions ne sont pas une science exacte. Notre but est d'essayer d'informer les individus intéressés sur ce qui va se produire avec le pollen et les spores, les aidant ainsi à mieux se préparer pour traiter leurs allergies.

 

 

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